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L’ASRREM un «machin supplémentaire» [Isabelle Mili]

Même s’il date, le mot de De Gaulle qualifiant l’ONU de « machin » est resté dans les esprits. Au point, parfois, de semer le doute sur toute nouvelle institution ou association : « faut-il vraiment cette nouvelle structure ? », semblent penser nombre de témoins de ces créations…

L’Association Suisse romande de Recherche en Education Musicale ou ASRREM vous propose donc de commencer par esquisser le rôle qu’elle entend jouer et le bénéfice que ses membres peuvent en escompter.

Un rôle unique, pour une place qui était vacante

Apparemment, il y a pléthore ! En Suisse, les universités, mais aussi les Hautes écoles depuis quelques années, s’occupent de recherche en éducation. La recherche en éducation musicale, domaine spécifique s’il en est, n’a donc pas attendu l’ASRREM pour exister. Et pourtant :

  1. - du fait que la recherche en éducation musicale est assez récente - si on la compare aux autres domaines pédagogiques -, il y a encore bien des responsables qui se sentent démunis pour organiser un secteur de recherche propre à leur établissement et néanmoins coordonné aux autres acteurs suisses ;

  2. - les choix d’objectifs et de méthodologies de recherche commencent seulement à faire l’objet, dans notre pays, d’un échange véritablement nourri et argumenté ;

  3. - un des acteurs de ces débuts est un noyau de professionnels qui travaillait en lien avec l’Institut Recherche et de Documentation Pédagogique  (IRDP), à Neuchâtel. Il se trouve que l’IRDP ne peut plus assurer le suivi du groupe de travail concerné ;

  4. - la multiplicité des sujets et des cadres de recherche (Haute école pédagogique, Haute école de musique, Séminaire de rythmique, Sciences de l’éducation, etc.) a induit un début de sectorisation et a donné lieu à la création de différents corpus ;

  5. - chercheurs débutants et chercheurs chevronnés éprouvent parfois des difficultés à organiser des échanges et à se soutenir mutuellement dans leurs travaux et dans leurs projets.

Des bénéfices..et et des contributions

Au vu de toutes ces réalités, chercheurs indépendants, représentants d’institutions, pédagogues, didacticiens et musiciens concernés par la recherche gagnent assurément à prendre en mains :

  1. - l’organisation de rencontres,

  2. - le suivi d’un certains nombre de domaines de recherche,

  3. - le soutien aux initiatives intéressantes mais encore fragiles et, surtout,

  4. - la prise en compte des priorités de recherches telles qu’elles peuvent se dégager d’échanges entre professionnels engagés.

Ceci pour le bénéfice de tous, nous l’espérons, en agrandissant la plate-forme de la recherche existante, en aidant à créer de nouveaux cercles de travail, en consolidant le réseau qui nous lie à nos homologues internationaux ou encore par le biais de publications.

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